Rôle du SAVN : l’archéologie

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Les archéologues ne sont pas des aventuriers qui creusent des trous au petit bonheur la chance. Ce ne sont pas non plus des chercheurs de trésors. Les archéologues n’entreprennent une fouille que s’ils sont sûrs qu’un site se trouve sous leurs pieds. D’autre part, on ne fouille pas tous les sites de la planète sinon la terre ressemblerait à un gruyère. Il existe ainsi deux grands types de fouilles :

  • Les fouilles programmées : cela concerne des sites très importants, protégés par la législation et qui nécessitent des années de travail (ex. : Alésia en France, Delphes en Grèce). Le site n’est pas menacé par la construction d’une route ou d’un immeuble et les archéologues peuvent « prendre leur temps » pour le fouiller. Mais tous les sites de ce type ne sont pas fouillés : il faut d’abord de l’argent chaque année pour mener à bien les recherches et il faut surtout une bonne raison scientifique. En effet, le site doit s’inscrire dans un programme de recherche pour répondre à des questions précises : fouiller pour fouiller ne sert à rien, car on ne sait pas pourquoi on le fait. A Noyon, le service archéologique a lancé des campagnes annuelles de fouilles programmées pour fouiller le site gallo-romain situé sous l’hôtel « le Cèdre ». Etudiants et bénévoles y sont bienvenus pour se perfectionner dans les techniques de fouilles et de relevés en milieu urbain stratifié.
  • Les fouilles préventives : si un aménagement comme une route, un immeuble, un lotissement menace un site archéologique connu ou si l’on pense qu’il y a de probables vestiges sur le terrain concerné, on réalise un diagnostic, série de sondages, pour vérifier les richesses du sous-sol. Des fouilles préventives auront peut-être lieu le cas échéant. Ensuite, les constructions nouvelles peuvent être réalisées sans problèmes. Cela représente près de 95% des recherches archéologiques en France.

Dans les deux cas, les archéologues ne cherchent pas des trésors. Ils récupèrent tout ce qu’ils trouvent, car toutes les traces laissées par l’homme peuvent nous apprendre quelque chose : le charbon, la céramique, les graines etc. sont aussi précieuses que l’or. D’ailleurs on trouve rarement des trésors. Cela est très logique : si quelqu’un perd une pièce d’or ou un collier en argent, il fera tout pour le retrouver, même si l’objet est cassé. En revanche, si on perd ou casse un pot en céramique ou un outil en bois, on le jette à la poubelle et l’archéologue peut le retrouver des siècles plus tard. Les trésors de monnaies (comme celui du musée du Noyonnais) ont généralement été cachés par leurs propriétaires qui ont sans doute dû mourir avant de pouvoir le récupérer.

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