ANRU Mont Saint-Siméon

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Au nord-est de Noyon, sur les pentes occidentales du Mont Saint Siméon, la Ville de Noyon et l’OPAC de l’Oise ont entrepris de lancer une grande opération de rénovation urbaine (ANRU). La zone concernée par la rénovation couvre une superficie de 76 551m2 avec des opérations de nature différente : rénovation du bâti existant, démolition et reconstruction, construction neuves, réfection des voiries, créations d’espaces verts, de terrains de sports et de voiries nouvelles.

L’importance de ces travaux et la sensibilité du terrain, notamment pour les périodes préhistoriques et gallo-romains, ont suscité la prescription d’un diagnostic archéologique par le service régional de l’archéologie après une demande anticipée. Le service archéologique de la Ville de Noyon a répondu favorablement à la prescription et en collaboration avec le service urbanisme de la ville et le SRA, une programmation en trois tranches a été déterminée. Les opérations de fouilles ont été réalisées en deux temps, échelonnées sur les années 2009 et 2010.

L’opération de mai 2009 concerne la tranche 1 du projet : réfection du boulevard Schuman (site 1), création de voirie, d’un parvis et construction allée de la Vigne aux Moines (site 2) et construction de maisons individuelles au lieu-dit la Fontaine Pauquet (site 3). Le site 1 se situe au sud du projet : d’importants terrassements et de remblaiement avaient déjà perturbés fortement le site dans les années 70 et les chances de trouver un site historique étaient quasiment nulles, mais le substrat profond pouvait contenir des vestiges préhistoriques. Le diagnostic s’est révélé cependant tout à fait négatif. Le résultat fut le même sur le site 2, situé au cœur du quartier : une partie du terrain contenait les restes des fondations et de la démolition d’un immeuble ; le reste était moins perturbé mais stérile. Le site 3, situé au sud-est de la zone ANRU, était un espace vierge de construction. Aucune trace historique n’est cependant apparu mis à pat quelques impacts d’obus. Cependant les sondages profonds ont permis mettre au jour un horizon de loess sableux calcaire du pléistocène marqué par des dépressions géologiques glacières ainsi que des restes d’outillages lithiques datables du paléolithique supérieur.

Formations glaciaires

Les tranches 1 et 2 avaient déjà permis de voir que la construction de la ZUP dans les années 70 et 80 avaient considérablement perturbé le versant de la colline. Les chances de trouver des vestiges historiques étaient donc assez minces. Cependant, on ne pouvait écarter la possibilité que quelques parcelles aient échappé à un terrassement systématique. Mais durant le mois de février 2010, la dernière tranche (-terme archéologique-) étudiée portait sur la zone dédiée à la réfection de l’allée de la Blanche Fontaine, à la création du jardin linéaire nord ainsi qu’à la jonction entre le jardin linéaire et le Boulevard du Monte Saint-Siméon. Les tranchées linéaires ont néanmoins montré que l’ensemble de la zone avaient été complètement remblayées sur plusieurs mètres, sans doute par la terre extraite du creusement des fondations des caves des immeubles voisins. Un seul sondage profond a été réalisée et a permis de voir que les remblais modernes reposaient directement sur les colluvions tertiaires, eux-même situés sur le sol tertiaire en place. Ainsi, les niveaux de loess sableux calcaire jaune clair du Pléistocène observé sur la parcelle voisine lors de la tranche 1 n’était plus présent.