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Des abeilles à Noyon

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Alors que les populations d’abeilles sont en déclin, la Ville de Noyon est candidate au label APICité qui a pour objectif de valoriser les politiques locales en matière de protection des abeilles domestiques et des pollinisateurs sauvages. Pour ce faire, des mesures offrant un environnement et un habitat plus favorables sont mises en place.

Quelques informations sur les abeilles...

Les abeilles vivent en colonie au sein de ruches qui comportent 30 000 à 40 000 individus. Une reine peut vivre en moyenne jusqu’à 4 ans et ne sort presque jamais de sa ruche, alors que les autres abeilles ont une espérance de vie d’un mois environ et passent seulement trois jours de leur vie en dehors de la ruche pour butiner. En période hivernale, l’essaim diminue pour ne plus compter que 5 000 à 10 000 individus qui vivront environ 6 mois, afin de protéger la reine de l’hiver avant de préparer de nouveau la ruche pour la saison suivante. La reine pourra alors se faire féconder par une dizaine de mâles, ce qui lui permettra de pondre jusqu’à 2 000 œufs par jour en pleine saison. Bien sûr, tous ces œufs n’arriveront pas à terme et comme les abeilles, contrairement à d’autres espèces, ne peuvent adopter la consanguinité, le taux de reproduction reste relativement réduit.

L’importance des abeilles

Les abeilles jouent un rôle essentiel dans la pollinisation des plantes à fleurs et notamment des arbres fruitiers. C’est en effet en grande partie grâce à elles et aux autres insectes pollinisateurs que les plantes peuvent se reproduire, garantissant ainsi un maintien des différents écosystèmes mais également une hausse de rendement agricole. (Une ruche placée dans un verger augmente la production de fruits de 40 à 60%.)

Leur habitat

Les abeilles peuvent tout à fait vivre en ville (Noyon comporte d’ailleurs plusieurs essaims sauvages depuis quelques années), la preuve en est, environ 400 ruches ont été implantées à Paris et se portent à merveille. Deux des trois essaims présents sur la cathédrale Notre-Dame de Paris ont même survécu à l’incendie ! Parmi les plantes du territoire, les abeilles apprécient le colza, le tilleul, les arbres fruitiers, le pissenlit, le tournesol et, en fin de saison avant l’hiver, le lierre. Alors si vous disposez d’un terrain et que vous vous demandiez encore quelles plantes y mettre, n’hésitez plus et participez au sauvetage des abeilles !

Les abeilles sont en danger

Depuis quelques années maintenant, nous savons que les populations d’abeilles sont en déclin et ce pour plusieurs raisons.

Le frelon asiatique Le frelon asiatique a fait son arrivée en France en 2004 et s’est depuis installé sur tout le territoire. En plus de représenter une réelle menace pour l’Homme, en raison notamment de son agressivité et de sa proximité (les nids peuvent se trouver à seulement 1 mètre du sol dans des zones urbaines. Certains ont même pu être observés sous terre !), le frelon asiatique fait aussi des ravages chez les abeilles et autres pollinisateurs en tuant ces insectes afin de nourrir les larves qui deviendront par la suite de nouveaux frelons. Aujourd’hui, l’ensemble du territoire français est colonisé par cette espèce invasive.

Afin de lutter contre ce fléau, nous vous invitons à placer des pièges à frelons. Mais comment faire pour ne pas nuire aux abeilles dans le même temps ? Rien de plus simple : Il suffit de mélanger de l’alcool à l’eau sucrée ! En effet, si le frelon asiatique ne sera pas perturbé et pourra donc venir se faire piéger sans problème, l’abeille, quant à elle, n’apprécie pas du tout l’alcool et ne viendra donc tout simplement pas dans le dispositif.

Les pesticides

Bien évidemment, les pesticides et les abeilles ne font pas bon ménage. Alors en plus d’être nocifs pour l’environnement et la santé, l’utilisation de pesticides contribuent au déclin de l’espèce. En ce sens, nous vous invitons donc fortement à préférer des solutions naturelles à l’utilisation de produits chimiques.

La pollution

Facteur moins connu ayant une influence néfaste sur les abeilles, la pollution de l’air rend les fleurs plus difficilement repérables pour les pollinisateurs. Lorsque l’on sait qu’une abeille ne passe en moyenne que 3 jours de sa vie à butiner, chaque minute compte !

Le varroa, fléau de l’abeille Le varroa est un parasite de l’abeille faisant partie de la famille des acariens. Une fois accroché sur une abeille, le varroa se nourrit des ressources du pollinisateur, notamment de ses cellules sanguines et de ses protéines. Afin de lutter contre ce parasite, des solutions naturelles sont possibles (bien que difficiles à mettre en place), comme la décontamination thermique et le thym.

Noyon s’engage pour la sauvegarde des abeilles avec le label APICité

La Ville de Noyon adhère au label APICité qui a pour objectif de valoriser les politiques locales en matière de protection des abeilles domestiques et des pollinisateurs sauvages. Dans un contexte de déclin des populations d’abeilles, les communes labellisées APICité seront encouragées à mettre en place des mesures offrant un environnement et un habitat plus favorables à la faune pollinisatrice.

Afin de favoriser l’implantation de ruchers, la Ville a lancé un appel à projets dédié à l’installation de ruchers sur le domaine municipal. Cet appel à projets s’adresse aux associations apicoles, aux apiculteurs amateurs et professionnels souhaitant participer au maintien de l’abeille domestique en ville. Les ruches s’implantent progressivement dans Noyon depuis le mois de juillet. Elles sont peuplées d’abeilles d’espèces indigènes en France dont les populations sont en déclin. À ce jour, trois ruches ont été installées au vignoble du Mont Saint-Siméon et deux sur le toit de la cathédrale. Au total, Noyon devrait être dotée de 10 ruches avant la fin de l’année.

Les espaces verts de la Ville veillent également à privilégier les plantes propices à la pollinisation par les abeilles dans le choix des plantations.

Faut-il avoir peur des abeilles ?

Contrairement au frelon asiatique ou à la guêpe, l’abeille n’est absolument pas agressive et n’attaque pas l’Homme. Si une piqûre reste toujours possible, elle n’aura lieu que si l’abeille perçoit une menace imminente pour la colonie (comportement agité à moins d’un mètre de la ruche). L’abeille évitera autant que possible de piquer pour la simple et bonne raison qu’une fois que son dard a été utilisé, celui-ci se décroche de l’abdomen et l’abeille meurt peu de temps après. À moins d’être allergique aux piqûres d’insectes, la piqûre d’abeille n’est absolument pas dangereuse pour l’Homme.