L’Eglise Sainte-Marie-Madeleine

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Des dix églises paroissiales qui valurent à Noyon le surnom de « bien sonnée », l’église Sainte-Marie-Madeleine, est la seule qui subsiste.

L’église Sainte-Marie-Madeleine : à droite, le chevet construit au XVIIIe siècle et orienté au nord, à l’extrême gauche, débordant sur la ruelle, l’ancien chevet à trois pans du XIIe siècle. Au XIXe siècle, l’église a été transformée en distillerie-dépôt de vins et aménagée en habitation.

Mentionnée pour la première fois en 1232, ses origines sont encore mal connues.



Située au croisement du rempart gallo-romain du IVe siècle et de la principale voie antique (axe Soissons-Amiens), à quelques mètres seulement du parvis de la cathédrale, l’église pourrait être fondée sur une chapelle de porte nommée Sainte-Marie-du-Mur.

Historique

La partie la plus ancienne de l’église date du XIIe siècle.

  • A la période gothique, l’église s’agrandit de deux bas-côtés, au nord et au sud. Ses ouvertures et son ornementation sont modifiées plusieurs fois jusqu’au XVIe siècle : de vastes baies sont percées dans les collatéraux et dans le mur occidentale de la nef avec de riches remplages malheureusement disparus. Les puissants piliers du chœur rappellent que l’église était surmontée d’une tour-clocher.

Elle a ainsi subi de nombreuses modifications au cours des XIVe, XVIe et surtout aux XVIIIe et XIXe siècles. Avant la Révolution, elle était utilisée comme église paroissiale, accueillant les fidèles du quartier.

  • Au XVIIIe siècle, pour agrandir l’édifice et faute d’autres possibilités, un nouveau chevet est bâti au nord, rompant avec l’orientation traditionnelle. L’église est alors richement décorée de stucs. Des pilastres scandent avec subtilité les travées à l’intérieur aussi bien qu’à l’extérieur.
  • A la Révolution, l’église est vendue comme bien national : transformée entre autres en magasin de spiritueux, distillerie et habitation, elle garde le souvenir de cette occupation à travers sa grande porte cochère et une inscription encore visible ventant les mérites de sa production de liqueur.
  • Ses murs portent aussi les cicatrices des combats de 1918 qui la criblèrent d’impacts.

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Services municipaux

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Direction des Affaires culturelles - Service Archéologique et des monuments historiques