La Chapelle Épiscopale

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Dédiée à Saint-Nicolas, la chapelle date du XIIe siècle. Elle relevait du domaine privé de l’évêque, autrefois en liaison avec son palais et le bras sud du transept de la cathédrale. En 1897, l’édifice est détruit en partie par l’architecte Selmersheim des Monuments historiques qui souhaitait dégager le flanc sud de la cathédrale. La guerre de 1914-1918 achève de ruiner la chapelle.

Les travaux de stabilisation des ruines datent des années 1930 et en 1993, seules les deux fenêtres de l’ancien palais ont été restaurées récemment. L’édifice, sans couverture, souffrait énormément des intempéries, du gel surtout, mais aussi de la végétation dont les racines détruisaient les joints. C’est donc l’intégrité du monument qui était menacée et les chutes de pierre représentaient en outre un risque pour ma sécurité des passants. C’était en outre un obstacle à l’ouverture de l’espace vert qui entoure la chapelle, récemment aménagé par la Ville.











Aussi en 2010, la Ville a-t-elle lancée un grand chantier de restauration de la chapelle. Les services techniques de la Ville ont donc nettoyé et dégagé les alentours et l’intérieur de l’édifice avant d’étayer les arcs de la chapelle basse. Le but a été la mise en sécurité de l’édifice en purgeant les pierres malades et en les remplaçant par des pierres de St Maximin taillées et sculptées à l’identique, en reprenant l’ensemble des joints après les en avoir débarrassé de la végétation et en protégeant le faîtage des murs par un épais glacis de mortier afin d’empêcher de futures infiltrations.




















Après une consultation, c’est l’entreprise Léon Noël qui a été retenue et les travaux ont eu lieu de mai à juillet 2010 sous le contrôle régulier de l’Architecte des Bâtiments de France. La chapelle est donc débarrassée de son disgracieux couvert végétal et les maçonneries sont désormais consolidées. L’ensemble des nouvelles pierres a en outre été enduit par une patine afin de vieillir leur aspect : leur blancheur aurait choqué l’œil.

Il reste néanmoins à consolider les parties basses de l’édifice ainsi que les arches qui portaient le sol du premier étage.