Le chœur le Virelai

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Le chœur le Virelai

Pour ce numéro, le magazine Vivre Noyon est allé à la rencontre de l’association musicale du Virelai et tous ont répondu en chœur.

Vivre Noyon : Depuis quand le choeur le Virelai existe-t-il ?

  • Notre association de chant choral fut fondée en 1983 par Bruno Leleu, jeune professeur de musique qui exerce toujours ses talents à Noyon. A ses débuts, la chorale se réunissait à la Maison des jeunes et de la culture devenue, en 2012, le centre culturel Yves Guyon. Le Virelai investit ensuite le 2e étage de l’hôtel Arnette de la Charlonny devenu le Conservatoire de Musique. Nous empruntons cette salle, la plus grande de l’édifice, une soirée par semaine, à une autre institution musicale : l’Harmonie. Le nom Virelai a été choisi dès les années 80 par un choriste qui trouvait le mot joyeux et sympathique.

VN : Quelle est l’orientation musicale du Virelai ?

  • Nous sommes un chœur polyphonique. Les partitions sont chantées par 4 pupitres ou voix et parfois plus (sopranos, altos, ténors et basses). La grande majorité du répertoire choral est d’origine religieuse, le chant étant, dans la tradition chrétienne, une façon d’embellir la prière. Mais il ne se limite pas à ce répertoire. Il lui arrive de faire des incursions dans les chansons de toutes les époques comme le jazz. La chorale est ouverte à tous sans distinction de confession ou de croyance.

VN : Donnez-nous quelques exemples de vos concerts.

  • Ces dernières années le Virelai a connu le succès avec de grandes œuvres qu’il a données souvent en collaboration avec d’autres chorales. En 2006 dans le gymnase du Cosec comble, retentissaient les puissants accents des célèbres et très païens Carmina Burana. Peu après, le Virelai chantait à Noyon puis à Amiens la Messa di Gloria, œuvre très mélodique du jeune Puccini qui allait devenir une des grandes figures de l’opéra italien. En 2010, en collaboration avec les chœurs de Beauvais et Senlis et l’accompagnement de l’orchestre philarmonique du département Le Concert, le Virelai connaissait un vif succès avec le grandiose Requiem de Mozart. Mais le Virelai éprouve aussi une profonde affection pour la musique française du XIXe siècle avec les messes de Gounod, le Requiem de Fauré, les pièces de César Franck ou de Camille Saint Saëns données, par exemple, lors du dernier concert de Ste-Cécile qui marquait les 30 ans du conservatoire de Noyon. Le Virelai participe aussi à la vie culturelle de Noyon en donnant des concerts publics lors des Journées européennes du patrimoine ou de la Fête de la musique par exemple. Nous donnons des concerts, ici et là, dans le canton et parfois même bien plus loin. Ainsi à Genève en 2011, répondant à l’invitation du chœur de la cathédrale St Pierre qui avait donné le Paulus de Mendelssohn en 2009 à Noyon pour l’année Calvin, nous avons repris le Requiem de Fauré.

VN : Qui dirige le Virelai ?

  • Après Bruno Leleu, le flambeau a été repris par Yves Delécluse. Il dirige désormais le Cantus Felix de Beauvais, choeur avec lequel nous avons beaucoup collaboré. Puis Maxime Rodrigez, qui a été le compositeur de patineurs artistiques, notamment Philippe Candeloro, a dirigé le Virelai jusqu’en 2002. Enfin Colette Harrouart a, depuis cette date, dirigé et fait notablement progresser l’ensemble.

VN : Comment s’organise les répétitions ?

  • Actuellement, l’association rassemble 51 adhérents. Bien sûr, le Virelai ne concurrence pas, pour son recrutement les équipes de football ou les groupes de rock’n roll. Les femmes y sont plus nombreuses que les hommes et les hommes jeunes moins nombreux, mais les pupitres trouvent leur équilibre. Les choristes sont assidus, les absences sont plutôt rares, le travail personnel est fondamental car les répétitions ne sont qu’hebdomadaires et ne durent que 2 heures ce qui est relativement peu si l’on considère l’implication que requiert l’apprentissage et la mémorisation des pièces à chanter. Malgré ces contraintes, les choristes sont fidèles et leur nombre va croissant. Un noyau dur d’adhérents est présent depuis 20 ou plus, voire même depuis la fondation de la chorale. Les choristes se servent de l’ordinateur pour leur travail préparatoire (chez eux, ou en répétition de pupitre - voix séparées). Ceci fait avancer notablement les répétitions en « tutti ». De temps en temps, des répétitions complémentaires ont lieu de samedi après-midi. L’ambiance des répétitions est souvent chaleureuse et enjouée.

VN : Comment entre-t-on dans votre chœur ?

  • Il n’y a pas d’audition ni de concours d’entrée. Il vaut mieux savoir lire les notes mais ce n’est pas un pré-requis. Chacun peut « tremper un pied dans l’eau du bain » en venant un mardi soir à 20h précises s’asseoir dans la salle de répétition du conservatoire. Si le chant choral vous séduit, revenez le mardi suivant puis le suivant et finalement demandez votre inscription pour l’année. Le chef vous affectera au pupitre qui vous convient.

VN : Quels sont vos projets ?

  • Cette année, le Virelai collabore avec la chorale de Compiègne CLEP-Prélude à l’élaboration d’un programme qui s’intitulera La Vierge au pré. Ce programme se composera de pièces d’inspiration religieuse sur le thème des prières à la vierge. La liturgie est très abondante en ce domaine. Le Virelai chantera le célèbre Salve Regina de Poulenc. Une pièce retiendra particulièrement l’attention de l’auditoire : le Gloria de John Rutter, compositeur anglais contemporain. Il s’agit d’une œuvre en 3 parties pour chœur, percussions et instruments à vents. Syncopée et dynamique, un peu jazzie, cette composition contemporaine nous entraînera bien loin du chant grégorien. Le concert sera donné à la cathédrale de Noyon le 14 juin prochain.

Contact
Choeur le Virelai
03 44 44 08 51

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